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Présentation

  • : Le blog de unebouteillealamere
  • : Ce blog va voir de l'autre côté de la mère les jours où ce n'est pas facile. Il peut faire du bien là où ça fait mal, si les femmes-mères osent exprimer anonymement émotions,ambivalences,expériences difficiles et souffrances. A cette communauté-ressource j'ajoute animations, éléments de réflexion et d'actualité pour mieux vivre les places, rôles et fonctions de mère, père, enfant au quotidien. La blogueuse est une professionnelle qui vous salue dans BIENVENUE A BORD
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  • MCB
  • J'aime les êtres humains, leurs ombres,fragilités,ambivalences et tabous, et aussi leur lumière, leur créativité. J'aime les mots dont ils se servent parfois si mal. Comprendre, agir,connecter chacun à ses propres richesses, voilà mes buts
  • J'aime les êtres humains, leurs ombres,fragilités,ambivalences et tabous, et aussi leur lumière, leur créativité. J'aime les mots dont ils se servent parfois si mal. Comprendre, agir,connecter chacun à ses propres richesses, voilà mes buts

1 BOUTEILLE A LA MERE

"On ne naît pas mère, on le devient" : si vous avez mis un jour - et pour toujours - le cap sur la grande aventure de la maternité, ce blog s'adresse à vous. Parce que ce n'est pas facile tous les jours, parce que la place et le rôle de mère doivent évoluer tout au long de la vie, ce blog peut être :

- l'instant de jeter par dessus bord les ras-l'bol qui menacent parfois l'équilibre du bateau

- le port d'attache où d'autres mères ont laissé trace de leur passage

- le mouillage où on prend le temps de comprendre ce qui se passe. On reprend la carte et la boussole pour se repérer, on se remet à flot pour mieux relever l'ancre et naviguer encore.

Soufflez avec moi dans les voiles de ce blog pour qu'il parvienne à sa destination : aider les femmes à être mères pour élever leurs enfants, entre idéalisations et réalités, entre déstabilisations et satisfactions, entre souffrances et joies petites et grandes.

21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:37
édité par Phénix d'Azur Editions

édité par Phénix d'Azur Editions

Alessandra BLACHE témoigne de son désir d'enfant qui l'a menée, avec son compagnon, à s'engager résolument dans la voie de la procréation médicalement assistée. Une plongée dans l'inconnu, pas à pas, d'aventure en aventure, les bonnes comme les mauvaises. Une aventure qui impacte aussi l'environnement familial et amical de façon parfois surprenante.

 

Au fil des jours, elle note, elle écrit parce que ça lui fait du bien. Et peu à peu, le récit se compose, la nécessité d'aboutir à un livre s'impose.

Elle aborde donc sans tabous les aspects médicaux, sociaux, psychologiques de l'infertilité. Elle traverse toute la gamme des émotions qui habitent forcément l'espoir, les douleurs, les chagrins. Mais elle manie aussi l'humour, ce décalage protecteur et salvateur, indispensable parfois pour continuer la route.

 

 

Le chemin qui mène à un enfant n'est jamais simple mais pour certaines femmes, certains couples, il passe par des chemins, longs, incertains, tortueux et douloureux. Outre l'aspect médical, toutes les femmes se reconnaissent un peu dans les pages de ce livre.

Alessandra est membre de DEMETER-CORE et son livre est préfacé par Yvonne Knibiehler

 

lien vers l'éditeur : http://www.phenix-azur-diff.com/chronique-d-une-mere.html

lien vers son site perso : http://www.chroniquedunemere.com/

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 17:12
LES FILLES DE SIMONE à AVIGNON

LES JEUNES MERES MISES EN SCENE !

Les jeunes mères vivent la maternité au quotidien, comme elles peuvent. Parfois elles se croient seules à en ressentir les tiraillements, les difficultés. Parfois ce n'est pas simple d'en parler autour de soi.

Dans ces cas-là, il y a les livres, les chansons, les films et aussi... LE THEÂTRE

SI VOUS PASSEZ PAR AVIGNON, rejoignez LES FILLES DE SIMONE.

Elles se sont emparées de la question épineuse de la maternité pour en faire une pièce de théâtre alerte, drôle, tendre, émouvante, intelligente, où chacune peut reconnaître un peu ou beaucoup de son vécu.

Les mères d'une fille qui devient mère ou d'un fils qui devient père y trouveront aussi leur compte en comprenant mieux ce qui se joue dans les nouvelles générations.

ça a toujours été (un peu) compliqué d'être l'origine du monde, mais aujourd'hui les femmes doivent trouver leur voie originale coincées entre les discours, parfois contradictoires,  hérités des "aïeules" : Beauvoir, Badinter et Knibiehler !

AVIGNON - entre le 7 et le 30 juillet - à 12h10 - CONDITION DES SOIES, 13 rue de la Croix

RESERVATIONS 04 90 22 48 43

et si vous n'êtes pas dans la région, prévoyez de rattraper la troupe à Paris, au théâtre du Rond Point en septembre.

Ou alors... achetez le texte de la pièce chez ACTES SUD

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 09:14

"Viens, je t'emmène avec moi, en balade... tu laisses tout, on s'en va, en balade"... disait la chanson de Michel Fugain... mais ce n'est pas la Bugatti sport de 1930 qui vous attend en retenant ses chevaux...

CE SONT LES HISTOIRES QUE J'AI CHOISIES pour les partager avec vous pendant des balades en Provence.

J'ai plein de vieilles choses à dire pour que maintenant soit beau comme un sou neuf. On voyage de l'Histoire à l'actualité, du réel à l'imaginaire et inversement.

C'est encore une autre manière de dévoiler quelques facettes de la maternité.

HISTOIRE "VRAIE" de MADELEINE, dite "princesse des sorciers au pays de Provence" : une occasion de découvrir comment la sorcière s'est inscrite un jour sur la liste des figures maléfiques de la nuit qui peuvent dévorer et tuer les enfants... reprendre la vie

 

HISTOIRES AU BORD DE LA MERE : une occasion d'aller s'asseoir au bord de la mer pour soulever quelques vagues de mots et éclabousser la maternité que nous vivons au quotidien

 

DECOUVREZ TOUT SUR LE SITE "LE TEMPS D'UNE HISTOIRE"

http://www.le-temps-d-une-histoire.fr/

Balades originales en Provence, LE TEMPS D'UNE HISTOIRE, pour les jours où il est temps de rallumer les étoiles

Balades originales en Provence, LE TEMPS D'UNE HISTOIRE, pour les jours où il est temps de rallumer les étoiles

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 18:23
FÊTE DES MERES... FAITES DE LA VIE !

Le 29 mai 2016... c'est de nouveau "la fête des mères".

On va pester contre les marchands en tous genres, on va jouer à cache-cache avec ses émotions bonnes, lumineuses ou plus sombres...

Mais il n'est pas inutile de stopper sa course quotidienne pour marquer des choses essentielles.

Voilà une occasion de se rappeler que c'est la vie qui est passée de la mère à l'enfant et qu'elle ira plus loin grâce à eux.

La mère fait l'enfant et l'enfant fait la mère : toutes les disciplines sérieuses dissèquent cette relation à nulle autre pareille mais aucune ne pourra jamais en élucider tous les mystères.

Et si c'était les poètes, les écrivains, les chanteurs qui s'en approchaient le mieux ? Ils savent dire ces mots que nous ne trouvons pas toujours, ces émotions que nous ressentons et qui parfois nous tiraillent.

 

Alors faites la fête des mères en chanson ! prenez un bon bain de mots bien forts en prêtant l'oreille à :

 

EURÊKA, ou quand bébé devenu grand et original se souvient du "MYSTERE DE LA CHAMBRE ROSE"...

https://www.youtube.com/watch?v=L4nI3zoR_hI

ANAÏS qui a bien vu que "LA PLUS BELLE CHOSE AU MONDE" a un endroit et un envers...

https://www.youtube.com/watch?v=TAq156HDiRg

ARNO qui a vu intensément l'essentiel dans "LES YEUX DE MA MERE"

https://www.youtube.com/watch?v=MmbRa04Ekc8

 

Les enfants vont faire des cadeaux à leur mère, mais leur mère (et leur père) ont reçu en cadeau ce que BREL a magnifiquement chanté dans  "UN ENFANT"

http://www.jukebox.fr/jacques-brel/clip,un-enfant,vm0su.html

ou la version d'Amel Bent :

https://www.youtube.com/watch?v=Kc_gqHWCiys

 

 

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 11:39

Qui peut dire qu'il n'a pas envie et besoin d'être aimé par sa mère ?... amour de ma mère à nul autre pareil, disait Albert Cohen.

Romain Gary a été très aimé par sa mère... peut-être trop ? c'est une des questions qu'on peut apercevoir si on lit entre certaines de ses lignes, comme par exemple dans "LA PROMESSE DE L'AUBE" :

" Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. Chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours sur la tombe de sa mère gueuler comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages".

Au-delà de ce roman où Gary nous livre une autobiographie arrangée, c'est sa posture d'écrivain et toute son oeuvre qui posent la question des conséquences de l'amour maternel, de la relation de l'enfant à la mère, de ce que l'enfant fait de l'amour de sa mère. Plonger dans l'oeuvre de Gary, c'est prendre un bain de questions existentielles fondamentales et intemporelles.

Personnellement, j'ai choisi de m'attarder à barboter dans la question de son nom. Un jour, Gary fait disparaître un certain Roman KACEW et un autre jour, bien plus tard, AJAR doublera Gary à l'insu de tous. Pourquoi tant de pseudonymes, entre ombres et lumières ? par jeux intellectuels ou par nécessités psychiques bien plus vitales ?

C'est le sujet de l'article approfondi que j'ai rédigé pour la revue ESPRIT ET CORPS de l'Association des Thérapeutes en Psychosomatique Relationnelle (ATPR). le numéro 6 est consacré à ART ET CREATIVITE en psychosomatique relationnelle.

Pour commander et voir l'édito du Docteur Hervé BOUKHOBZA et le sommaire, cliquez ici.

http://www.atpr.info/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=23&cntnt01origid=17&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=25

NB / cet article permet aussi à chacun d'éveiller sa réflexion sur le nom qu'il porte. Car un nom et un prénom nous sont attribués, avec des règles différentes dans chaque culture. Ils nous affilient, ils nous identifient. Il nous faut les incarner, les rendre vivants, singuliers. Il nous faut les porter et parfois ils sont lourds ! parfois même ils sonnent comme un destin.

AUTRE NB / pour faire écho à l'actualité des migrations... Un de nos plus grands écrivains français fut un jour un simple petit garçon que sa mère, seule, a pris par la main pour traverser l'Europe. C'était en 1929. Poussée par les remous dangereux de la grande Histoire et ceux de la petite histoire familiale d'un divorce, Mina a choisi de mettre la vie de son fils à l'abri à Nice. Et là, elle a rêvé de porter cette jeune vie au plus haut, au meilleur.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:08

C'est (un peu) compliqué d'être l'origine du monde...

MERCI aux "FILLES DE SIMONE" de poser ainsi la question de la maternité et des mères... du 13 au 31 octobre au Théâtre du Rond-Point à Paris.

C'est vrai ! désirer et choisir de mettre un enfant au monde est devenu une tâche à haute responsabilité individuelle et collective.

... C'est compliqué à vivre au quotidien parce que l'ambivalence maternelle fait partie intégrante de l'expérience de la maternité. (et sans doute qu'on parlera bientôt de l'ambivalence paternelle !) Elle est nécessaire et structurante mais tellement déstabilisante et encombrante ! Toutes les femmes l'ont sans doute vécu... les professionnel s'y penchent depuis peu... les jeunes femmes commencent juste à le dire... ON AVANCE !

... C'est complexe à penser parce que la nature et la culture sont si étroitement intriquées dans cette affaire qu'on peut prendre l'une pour l'autre à nos plus grands dépens ! Et aussi parce que la roue du temps tourne sans cesse en modifiant la donne. Chaque génération de mères intègre une partie de la précédente mais se construit en rejetant le passé et en inventant un présent nouveau. Chaque génération est dans un contexte où dominent des préoccupations différentes. Chaque génération doit donc parler à son tour.

Mais que voulez-vous... jusqu'à ce que l'utérus artificiel modifie la donne, nous vivons sous la loi de Dame nature (ou autre décideur-créateur choisi personnellement) qui a attribué la mise au monde aux femmes, pouvoir exorbitant vis à vis duquel les hommes ont dû se positionner !!! Pouvoir dont les femmes d'aujourd'hui doivent décider que faire !!!

Et si c'est compliqué, n'est-ce pas surtout une magnifique et extraordinaire expérience où les femmes trouvent encore des formes d'accomplissement incomparables !

Je me réjouis que des jeunes femmes s'emparent du sujet et tendent  un miroir à d'autres femmes par le biais de l'Art. Est-ce pour montrer ce que les femmes veulent aujourd'hui,  ce qu'elles revendiquent...je l'espère...

Je me réjouis que ce soit avec l'humour qui caractérise leur génération. Est-ce du rire jaune ? je ne sais pas et je le dirai sur ce blog quand j'aurai vu la pièce  moi-même.

Vous qui passez sur ce blog, faites jouer le bouche à oreille pour LES FILLES DE SIMONE

VOIR LA PRESENTATION DU SPECTACLE ici http://2015-2016.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/213609-cest_un_peu_complique_detre_lorigine_du_monde.html

 

Fresque de l'église de Bolzano. Des mères viennent voir une autre mère pour qu'elle les accompagne dans leur maternité... En dehors de toute croyance religieuse, n'en est-il pas ainsi ?

Fresque de l'église de Bolzano. Des mères viennent voir une autre mère pour qu'elle les accompagne dans leur maternité... En dehors de toute croyance religieuse, n'en est-il pas ainsi ?

21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:48
BEBE ZAZOU... pour faire mieux que des guili-guili !

BEBE ZAZOU... pour faire mieux que des guili-guili !

Il faut bien le dire, dans notre pays, on a laissé aux parents les gouzi-gouzi,  guili-guili et autres papouilles et on a réservé le massage des bébés au milieu médical ou para-médical. La façon dont nous nous autorisons à toucher notre bébé, à entrer en contact avec lui par des échanges non verbaux, est totalement définie par les normes culturelles.

Certaines mères s'en trouvent bien, d'autres en souffrent en silence, d'autres se cachent pour faire ce qu'elles veulent en culpabilisant un peu. D'autres enfin s'aventurent, au grand jour,  vers des propositions nouvelles qui émergent un peu partout. Elles ne sont nouvelles qu'ici puisque le massage des nourrissons existe depuis des millénaires dans de très nombreuses cultures.

On nomme ces pratiques "alternatives", signifiant bien que la norme est toute autre.

Je crois qu'elles indiquent surtout que nous arrivons, dans bien des domaines, à l'envie de prendre ce qu'il y a de meilleur dans les savoirs ancestraux empiriques et d'ajouter les bienfaits de la science contemporaine.

Certains professionnels se risquent à faire ces mariages heureux et à ouvrir de nouveaux espaces pour ceux qui sont en quête d'une autre manière d'être pris en compte, écouté et entendu.

Sarah DAVID en fait partie. C'est ici qu'il faut découvrir son BEBE ZAZOU. http://www.bebezazou.com/

Et que vive ce qui  permet d'expérimenter que nous ne sommes pas des corps-machines mais des corps relationnels

21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 11:44

Partout dans le monde et depuis toujours, les humains arrêtent leur course un instant pour s'incliner, saluer, fêter l'arrivée d'une vie.

Alors il est aussi important de saluer tous ceux qui, avec des métiers divers, prennent soin de l'arrivée de cette vie individuelle qui perpétue la collectivité où nous vivons tous. A eux tous, ils participent à rendre confortable et sécurisée, la niche dont toute mère (et tout père aujourd'hui) a besoin pour accomplir l'oeuvre de vie.

Je salue donc la naissance récente de l'espace de ressources périnatales "LES PAPILLONS" à La MAISON CÂLINE de SAINT MAXIMIN LA SAINTE BEAUME dans le Var.

Ce samedi 29, avaient lieu leurs portes ouvertes. Je m'y suis rendue, j'ai poussé la porte et j'ai rencontré une équipe fort motivée et aussi accueillante que le laisse entendre leur site. C'était aussi les journées du patrimoine placées sous le signe de l'avenir !  Une coïncidence heureuse et très symbolique. Je sors donc ma baguette de bonne fée et... penchée au-dessus de leur berceau tout neuf, je leur souhaite une belle et longue vie pleine de rencontres. Car il s'agit bien ici que les parents "rencontrent" des professionnels pour trouver leurs propres ressources à travers des propositions.

Je partage avec eux l'envie de promouvoir cette parentalité, toujours unique, qui s'invente dans les expériences de la vie, avec parfois, l'accompagnement de professionnels. Il y a tant de diktats aujourd'hui sur la "bonne" parentalité, tant de contradictions dans les discours, qu' à certains moments il peut être difficile de revenir à soi-même et de se faire confiance.

Je vous invite à découvrir leur "COCON DE BIEN-NAÎTRE". C'est ici http://www.perinat-stmax.fr/

pour connaître l'équipe, cliquez ici : http://www.perinat-stmax.fr/l-équipe/

A découvrir aussi : LES CERCLES DE FEMMES proposés par Valérie SEMIAT : http://www.valeriesemiat.fr/cercle-de-femmes/

et l'univers d'accompagnement proposé par la sage-femme Laurence CAUVIN : http://www.perinat-stmax.fr/l-équipe/laurence-cauvin/

BELLE NAISSANCE D'UN RESEAU
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:35

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QUI A BIEN PU ECRIRE CE TEXTE ?

"Pouvait-on songer à édifier quelque chose alors qu'une moitié du monde, prise de folie, était possédée du désir de détruire l'autre moitié. Pendant bien des mois ce fut pour nous l'effondrement ; la stupeur, la douleur, le découragement.

 

Effondrement ! Soit. — Mais, la stupeur passée, réfléchissons. Si l'édifice s'est écroulé n'était-ce pas parce qu'il péchait dans sa construction ?  Il s'agit donc de reconstruire en évitant les anciennes erreurs; en tenant compte de la leçon du passé.

 

Et c'est ainsi que, peu à peu, nous nous sommes ressaisis, que nous avons repris confiance en nous-mêmes; c'est ainsi que nous nous sommes rapprochés de la vie. Car, il est bon de vivre ; et la vie est belle ! Si nous souffrons c'est parce que la Société est laide et les hommes mauvais. Mais ne blasphémons pas la vie. Elle chante, autour de nous, son cantique éternel. Seulement, les âmes sont sourdes. Et le canon qui gronde n'est pas fait pour guérir leur surdité.

 

Il faut pourtant qu'une aube se lève sur cette nuit d'horreur ; il faut qu'un flambeau surgisse et s'élève au dessus des ténèbres. La civilisation meurtrie, bâillonnée, se débat sous le lourd genou de la barbarie. Les consciences étouffent dans une irrespirable atmosphère ; les cœurs sont enserrés dans un cercle étroit, muré par le doute et le scepticisme. D'où viendra la lumière ? Le flambeau que nous attendons, quelle main va le prendre et l'élever sur nos têtes ? Quelle main ?"

N'avez-vous pas l'impression d'entendre ces phrases autour de vous ? ... et pourtant, elles datent de 1917 !!! Nous les devons à Madeleine VERNET, fondatrice d'un orphelinat social, puis d'une revue dont elle a longtemps rêvé pour rendre ses idées, ses idéaux, réels. La revue s'appelait LA MERE EDUCATRICE. Car Madeleine Vernet a une idée précise de la main qui doit brandir le flambeau : c'est celle de la femme consciente de la valeur de sa fonction de mère. Elle poursuit son texte ainsi :

 

"Il faut que ce soit la tienne, ô mère ; — source de vie, créatrice d'humanité. A quoi songes-tu donc ? N'as-tu pas compris que ton heure est venue? — Pourquoi te figes-tu dans la douleur ; pourquoi t'immobilises-tu dans la prière ? N'entends-tu pas la vie qui te réclame et qui t'appelle ?

Vous êtes responsables, les mères; - oui, devant l'éternité, vous êtes responsables. Ne le comprenez-vous pas ?  Si vous le comprenez, réveillez-vous de votre torpeur. Il est temps, grand temps d'agir; car notre génération marche à l'abîme. Le mal a gangrené les individus; le désordre est en tout et partout, dans la société et dans la famille, au foyer et à la rue, dans les cœurs et dans les consciences.  C'est la mort à bref délai — la mort morale, la pire des morts — si nous ne luttons pas de toutes nos forces pour faire remonter le courant à tous ces aveugles qui se noient. Sauvons l'avenir, au moins; pensons à nos enfants !  Ne nous appesantissons pas sur nous' mêmes. Pour nous, c'est entendu, la blessure est là et le fer est dans la plaie. Nous saignons ; nous souffrons. Quoique nous fassions, il nous restera de toutes ces années de douleur, une profonde amertume. Mais nos enfants, eux, sont-il responsables des fautes commises ?

Non ! C'est pour eux, donc, que courageusement il faut reprendre la tâche; pour eux qu'il faut reconstruire l'édifice; pour eux qu'il faut penser, vouloir et lutter. A l'œuvre alors, tous ! Mais à l’oeuvre vous surtout, vous par dessus tout, les femmes ! — les mères !

 

LA MERE que Madeleine Vernet veut promouvoir, n'est pas celle que des siècles de patriarcat ont réduite et assujettie à une maternité voulue par "la nature". C'est au contraire, une femme moderne, éduquée puis éducatrice, engagée dans la société pour la transformer, citoyenne. Pour elle, c'est cette évolution de la femme qui doit modifier, par conséquence, la fonction de mère et la transformer en force plutôt qu'en faiblesse.

Elle rêve d'une mère consciente que ses enfants doivent devenir des individus grâce à l'éducation qu'elle va leur donner... d'une mère responsable de ses propos qui va stopper l'éducation à la haine... d'une mère qui comprend l'importance de l'école pour les filles et qui va faire alliance avec les enseignants...d'une mère appuyée sur son mari et réciproquement,  parce qu'ils sont différents, complémentaires mais font oeuvre commune...

Au bout de son rêve, de "nouveaux enfants" qui préfèreront la paix. Ils auront reçu une éducation physique (qui signifie surtout hygiène, santé, sport), une éducation morale et une éducation intellectuelle. Pour elle, ces 3 versants de l'éducation sont indissociables. Sinon, on ne construirait que des humains-animaux, humains moraux mais désarmés devant la réalité, humains-savants mais sans coeur ni âme.

Ainsi sa revue "d'éducation populaire" visait essentiellement les femmes de la classe ouvrière et  alimentait au fil des mois ces 3 registres éducatifs. Madeleine voulait en faire des "faiseuses d'avenir" capables de faire évoluer le proverbe "tel père, tel fils" en "telle mère, telle fille" et encore bien mieux ... "telles mères, tels peuples".

J'ai trouvé intéressant de rappeler l'existence de cette femme, sans doute plus pacifiste que féministe, au moment où nous sommes en plein débat sur la "faillite éducative" et  l'éducation à réinventer face aux évènements actuels.

Yvonne KNIBIEHLER repose les mêmes questions : qu'est-ce qu'une maternité féministe ? qu'est-ce qu'une maternité citoyenne ? 

Vous avez toute possibilité d'ajouter votre grain de sel à ces débats LE 14 MARS à Aix (voir articles suivants). Si vous êtes loin ou indisponible, vous pouvez aussi laisser votre avis dans les commentaires.  

 

 

 

 

18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 16:07

feminin.jpgChaque 8 mars est un jour de célébration depuis 1977. L'ONU a alors décidé de fixer une date qui était dans l'histoire depuis 1909... grâce aux femmes qui se sont rassemblées et soulevées pour acquérir des droits, ouvrant la révolution russe ou de grandes luttes ouvrières en Europe et en Amérique.

Bien sûr, dans nos pays occidentaux que nous croyons "civilisés" et à l'abri, cette célébration peut porter à sourire. On peut la penser sans importance, anecdotique. On peut la laisser passer, faire autre chose parce qu'on préfère croire que suffisamment de droits sont acquis et ne seront jamais remis en cause.

Personnellement, je ne le crois pas. C'est sans doute l'expérience et l'âge qui me l'ont appris mais surtout ceux que j'affectionne particulièrement, les philosophes et les poètes. Ils le clament sur tous les tons : la liberté doit être édifiée à nouveau et gagnée à nouveau par chaque génération... encore plus quand il s'agit de la liberté des femmes, plus précaire, plus fragile. Et chacun peut y participer à son petit niveau, à l'échelle de sa petite vie quotidienne.

Ce 8 mars 2015 ne devrait pas être comme les autres. Il vient après des évènements qui ont touché et ébranlé les valeurs les plus profondes, individuelles et collectives, dans tous les camps en présence. Les libertés des uns et des autres s'affrontent et cherchent leur limite, leur frontière. Nous sommes poussés à nous rassembler, à nous parler, à redéfinir les mots que nous employons sans savoir ce qu'ils veulent dire vraiment, à réfléchir ensemble, à décider ce que nous voulons pour un avenir qui s'est assombri, à imaginer comment faire un premier pas dans ce sens.

C'est donc avec intérêt que j'ai découvert  le thème national du 8 mars 2015  : AUTONOMISATION DES FEMMES - AUTONOMISATION DE L'HUMANITE : IMAGINEZ !

Voilà qui tombe bien !!! d'autant que ce thème commémore le 20ème anniversaire de la déclaration et du programme d'action de Beijing.

SOUVENEZ-VOUS : en septembre 1995, 189 états et de très nombreuses ONG, soit près de 47 000 femmes, se sont retrouvés à Pékin pour LA 4ème CONFERENCE MONDIALE SUR LES FEMMES et un forum parallèle. 50 ans après la fondation de l'ONU, c'était une réunion historique de la communauté internationale pour se préoccuper de l'égalité des femmes et des hommes, déclarer des grands principes et tracer un plan d'action pour construire l'avenir.

Une grand messe de plus, direz-vous ? oui et non. J'y vois plutôt un phare qui éclaire le chemin vers où une partie du monde veut aller et d'immenses difficultés pour accomplir le chemin. Car naturellement quand on lit le rapport de l'ONU, 20 ans après, on comprend que les résultats escomptés sont en retard... 

245 pages, c'est trop long à lire, mais en déroulant, mes yeux ont capturé la page 200 avec le discours d'introduction de Boutros Boutros-Ghali, alors secrétaire général de l'ONU. On y retrouve les grandes dates qui ont jalonné l'avancée de la mobilisation internationale vers les droits des femmes.

Mais je vous conseille surtout la lecture du discours de Benazir BHUTTO, page 211. Elle dit s'exprimer en tant que femme, mère, musulmane et 1ère femme élue d'une nation islamique. Ses mots résonnent particulièrement fort face aux évènements actuels.

RAPPORT DE L'ONU - 4ème CONFERENCE MONDIALE SUR LES FEMMES - septembre 1995 à Pékin    link

reveilDONC... le 8 mars c'est une sorte de réveil. Il sonne comme pour nous dire : "rappelle-toi que d'autres se sont mobilisées pour que tu aies ce que tu as" et aussi " maintenant, c'est à toi de bouger".

MOI... le 14 mars, je serai avec l'association DEMETER-CORE qui va se demander ce que peuvent les mères dans la question actuelle et brûlante du VIVRE ENSEMBLE. Voir article suivant